vendredi 6 août 2010

Mardi-Oslo - Mercredi-Bergen (à 4 mains)

On vous a manqué les choupinoux ? Alors voilà la suite !

Mardi matin, après une nuit sans interruption (quel bonheur… il faut bien trouver des compensations au terrible vide que laisse Milan) nous larvons un peu (quel bonheur… il faut bien trouver des compensations à cette terrible chambre d’hôtel) puis descendons prendre le petit déj. Toujours aussi fourni, Fantine reste sur sa tartine au pâté et Paul ne démord pas de ses œufs coques et boulettes. On fait nos bagages, on les dépose à la réception et on file direction le tout récent Opéra d’Oslo (qui illustre la campagne de pub sur la Norvège dans le métro parisien ces dernières semaines). En effet c’est un superbe bâtiment construit sur l’eau qui a la particularité de permettre de marcher sur son toit : il descend par niveaux en pentes blanches immaculées qui rappellent des pistes de ski. De là haut on jouit d’une belle vue sur la ville et les montagnes alentour et on s’amuse à faire quelques jump-shots.


(les petits écoliers portent tous des gilets réfléchissants lorsqu'ils sont de sortie)

Nous poursuivons notre balade vers une forteresse (sympa sans plus), toujours au bord de l’eau, puis nous rejoignons les rues piétonnes du centre où nous déjeunons dans un Tex-mex ! Dépaysant hein ! Le serveur est super souriant, et pour le moment, c’est un point commun avec tous ses compatriotes qui travaillent en contact avec la clientèle.


Sur la place, en face de notre resto, se trouve un camping-car de la police avec le auvent qui fait bien.

Balade digestive puis retour à l’hôtel pour reprendre les sacs et direction la gare. Ca fait long cheminement dit comme ça, mais en fait l’hôtel est à 30m de la gare et le tout en plein milieu d’un centre-ville très animé.




On a maintenant une vision d’Oslo relativement complète. Ce qui marque c’est la proximité de la mer et des montagnes abruptes. On a l’impression que la forêt grignote la ville, à moins que ça soit le contraire. C’est aussi, malgré son statut de capitale, une petite ville, où tout est proche. C’est plaisant.

Le train pour Bergen part à 16h. Nous sommes dans le compartiment famille qui compte à son extrémité un petit coin enfant avec TV et jeux. Pour le reste c’est aussi démodé qu’un bon vieux train corail.


(Barbie kiffe le paysage)

Détail amusant le contrôleur passe à chaque arrêt recompter les passagers et puis aussi semble un peu contrarié quand tu as le malheur d’échanger tes sièges avec quelqu’un d’autre (ce que nous avons fait pour avoir un « carré » avec les kids).

La particularité de ce voyage se trouve dehors. Par delà le fait que nous allons partir du niveau de mer, monter à 1222 m d’altitude puis redescendre au niveau de la mer en arrivant sur Bergen, ce trajet est classé comme l’un des plus beaux trajet en train du monde. Et on a pas été déçu ! Vallées boisées, lacs par dizaines, rivières, landes inhospitalières, glaciers… un magnifique spectacle s’est déroulé sous nos yeux. Les photos ont été dures à prendre car il y a aussi moult tunnels, plus la vitre qui réfléchit nos reflets etc… mais nos yeux, eux, ont bien tout imprimé ! Dommage pour vous !

Nous avons vu le jour décliner à 1 heure de l’arrivée.

Seul bémol de ce voyage, la demi-heure de retard qui nous fait arriver à 23h (alors que bon déjà 6 heures 30 de trajet c’était hardos…  mais 7h c’est la demi heure de trop, surtout à 23h et surtout quand faut porter une Fantine éteinte, en plus de son sac à dos).

Sortis de la gare, on se dirige un peu à l’instinct dans la jolie ville de Bergen, les enfants sont complètement H.S. C’est une des première fois où on se balade de nuit. Dommage que ça soit dans ses conditions, car la ville éclairée à l’air splendide. On devine, grâce à quelques lumières, que des maisons sont posé à même la falaise qui entour Bergen.

Nous prenons possession de notre chambre (propre et spacieuse d’un petit hôtel bon marché d‘une grande chaine norvégienne, situé dans un quartier classé au patrimoine mondial de l’Unesco quand même !), les enfants insistent pour regarder la fin de leur film commencé la veille (Edward aux mains d’argent) et enfin, à minuit, nous nous écroulons de fatigue.

Quelle chouette journée n’empêche !

 

Mercredi 4 août

Je commence à être complètement déphasé. Où étions-nous hier ? Quand avons nous vous ceci ? Je sais plus bien. J’ai l’impression d’être parti il y a des semaines. Ca n’en fait même pas une en réalité. J’imagine que c’est pire pour les zozios !

Passons sur le petit-dèj saucisse-patate-pâté…Nous quittons notre hôtel direction le funiculaire de Fløibanen pour un saut de puce de 320m. En haut du mont Fløyen la vue est « Bababah ! » (ouais, va falloir inventer des adjectifs, parce que répéter « magnifique », « splendide », « génial », ça devient lassant). Sérieusement, les petites maisons aux couleurs vives et aux fenêtres blanches qui tâchent le vert de l’immense forêt c’est beau. La grosse langue de terre qu’on voit distinctement s’enfoncer dans la mer, c’est beau. Les quartiers, bien droits, bien carrés et toujours très colorés, c’est beau. Les vaguelettes laissées par les bateaux petits et gros, qui vont et viennent dans le port, de si haut, c’est beau. Bref, finalement, pas besoin de néologisme, « beau », suffit.



On redescend par le même chemin et nous dirigeons maintenant vers les ruelles tortueuses de Bergen.



(soupir...)

Bergen, c’est la 2e ville du pays. 230 000 habitants ayant la chance folle de vivre coincé entre mer et montagne. Une ville universitaire, jeune, bourrée de bar mais qui, à l’instar du reste de la Norvège, n’a pas oublié les familles. A ce propos, je suis étonné que les pays scandinave soient réputés pour avoir un taux de natalité si faible. J’ai l’impression de croiser des ribambelles de gamins partout où on va. Autre ribambelle croisée un peu partout, les français ! Ca pullule par ici !


La promenade le long du petit port de pêche nous fait découvrir un alignement de maisons typiques particulièrement magnifique. De toute manière, les façades en règles générales, le sont toutes. Sur une place de marché, on essaye une fois de plus des chapeaux rigolos. Les enfants sont nazes, on cherche un petit resto. Ca sera pâtes et saucisses-frites. Typique quoi. Très cher en tout cas.



(oui c'est nous là !!!)

Après quelques gouttes de pluie à peine perceptibles, on tente de prendre le chemin prit la veille depuis la gare car il nous avait semblé remarquable. C’est le cas. Moulte rues piétonnes aux entrées de commerce toute petite, et à chaque croisement une vue imprenable sur la dominante falaise.


La visite de Bergen s’arrête là, direction l’embarquement pour l’Express côtier. C’était du rapide, comme depuis le début, mais c’était un choix. Bien sûr on voudrait parfois se poser et profiter un max de ce qui nous est offert, mais le côté Road Trip est tout aussi plaisant.


3 commentaires:

Morgane a dit…

Visiter en saut de puce ne vous empêchera de revenir dans la ville qui vous aura le plus plu une autre fois avec Milan !

Vous faîtes des repérage quoi :)

Allez un défi photo : Je voudrai une photo de 3 personnes de 3 générations différentes :)

Cha a dit…

L'impression d'être comme Barbie embarquée dans vos voyages :)
C'que c'est chouette !!

@ngé a dit…

Encore, encore, encore !