C’est sous un ciel bas, gris et légèrement pluvieux que Trondheim nous accueille. Cette ville d’un peu plus de 100 000 habitants est le point le plus septentrional de notre périple. Et pour cause, nous sommes presque à la latitude de Reykjavik en Islande. On en verra les conséquences et les incohérences plus tard.
Il est tôt. Vendredi. Nous traversons la ville du nord au sud pour rejoindre notre hôtel, et ce que nous en voyons n’est pas des plus attrayant. Les rues sont totalement désertes, les magasins clos et puis, ça n’a pas l’air très beau. Pour l’instant ça ressemble à un bled de pêcheurs islandais aux rues sans âmes, planté comme ça en plein milieu de l’aride montagne. Une légère déprime pointe, surtout qu’on est censé resté 2 jours ici !
On larve un peu dans notre chambre avant de se décider à partir en excursion. Notre but, le marché au poisson de Ravnkloa pour acheter de typiques croquettes de poisson afin de les déguster à une vingtaine de minutes de tramway de là, dans la forêt de Bymarka.
La mission croquette se passe sans encombre (quoique l’accent anglais affreux de la serveuse a failli nous faire acheter des moules farcies), on file au tram… qui nous passe devant. 30 minutes d’attente. La déprime de ce matin repointe son nez. Faut dire qu’il y a toujours aussi peu de monde et qu’il fait toujours aussi moche.
L’après-midi, direction l’île Munkholmen. Un tout petit caillou à 10’ de navette du port. Dessus, juste la place de mettre une abbaye du XIe siècle, reconvertie en prison puis en piège à touristes. La vue y est magnifique, y a pas à dire. Notre premier avis négatif sur Trondheim s’étiole doucement. Après un petit tour de l’édifice, nous allons goûter sur une sorte de petite plage où nous nous essayerons aux ricochets. Certes, on aurait pu se baigner, mais franchement c’était pas chaud chaud. Pourtant j’aurais aimé pourvoir dire que je me suis baigné dans le fjords de Trondheim ! (bon, les pieds ça compte non ?). Les enfants profitent à mort, je crois qu’ils ont adoré cette après-midi.
Petit à petit la chaleur s’est installée sur la ville et nous allons le payer cette nuit. En effet, il fait carrément étouffant dans la chambre et on s’endort tous difficilement. Vers 4h, seule Fantine est dans les bras de morphée, Mona Paul et moi-même sommes réveillé. Dehors, il fait presque jour ! C’est déstabilisant ! Les insomniaques auront du mal à se recoucher et le levé fut difficile et tardif !
Programme de ce 2e jour à Trondheim : Petite balade sous un soleil radieux ! On commence par se promener le long de la Nivelda, la rivière locale, où sont posés d’anciens entrepôts réhabilités très colorés. Puis on emprunte le Gamle Bybro, un vieux pont de plus de 400 ans. Là, une belle ascension nous fait traverser le magnifique quartier de Bakklandet, aux maisons ouvrières du XIXe parfaitement conservées. C’est le jour et la nuit avec hier. Les gens sont de sortie, il fait beau, les lieux sont magnifiques, ouf ! Tout en haut, la vue sur le fjord est grandiose. Encore quelques mètres de grimpette et nous atteignons le Fort Kristiansten datant du XVIIe siècle. Encore une fois, la vue panoramique est exceptionnelle. Mais le jardin du fort et le fort en lui-même ne sont pas en reste. On restera un long moment là-haut, Paul dans ses histoires incroyables qui s’invente, Fantine dans ses confections de bouquets et nous dans nos photographies sophistiquées que National Geographic ne tardera pas à nous acheter.
C’est l’heure de déjeuner, on redescend dans le centre, très animé cette fois et nous nous arrêtons dans une sorte de café branchouille. Enfin de la verdure au menu, c’est là l’essentiel.
L’après-midi, tandis que ma petite famille se repose à l’hôtel, je pars seul braver un soleil brûlant et la banlieue de Trondheim à la rechercher du Lekendal Stadion. On a beau être au pays du handball, on en est pas moins dans une ville de foot, et c’est l’antre de la plus réputée des équipes de football du pays (Göteborg étant en Suède, n’est-ce pas chérie) que je m’en vais visiter : Rosenborg (en fait, je m’en fiche un peu, c’est juste une cassedédi pour Billou).
Mazette ce qu’il fait chaud !!
Enfin, c’est dans le jardin de Marinen, au bord de la rivière que nous finirons notre après-midi à jouer au Uno, à faire les acrobates et surtout, surtout, à se faire remarquer comme de vulgaires français que nous sommes !
C’est l’heure de parler coutumes. Depuis Oslo, dans chaque parc que nous visitons, nous observons des jeunes allumer des mini barbecues. On en a d’ailleurs vu en vente dans les supermarchés. En fait, il s’agit d’une barquette d’aluminium, une grille et quelques bouts de charbon. Dès qu’ils ont un bout d’herbe, les norvégiens font cuire leur saucisse là-dessus ! Etonnant non ?
Il est l’heure de dîner, nous ressortons donc trouver de quoi ripailler non sans avoir fait un peu de Skype avec Milano le beau en direct de Seine-et-Marne. Tiens, on dirait que le Trondheim du samedi soir ressemble au Trondheim du vendredi matin… On avait visé une rue à resto… elle est déserte… On en tente une autre… bof. Ce qu’on trouve est beaucoup trop cher… A la grande joie des enfants, on se rabat sur le Rema 1000 (Leader Price norvégien, accessoirement sponsor officiel de Rosenborg) et retournons manger à l’hôtel… La grande classe. Mais ce petit tour dehors nous a permis de prendre encore quelques clichés avec cette lumière unique du nord de l’Europe.
5 commentaires:
ce genre de barbecue est de mise ici aussi !! Finalement, c'est un peu comme si vous etiez venus au canada :)
Arf !
Vous en moins . Mais C'est quand même étonnant dans ces pays censé respecter a mort leur vaste nature.
Vraiment super vos récits et vos photos. faudrait limite revendre le blog au ministère du tourisme de la Scandinavie :D
Hâte de vous voir en live pour nous en parler de vive voix :)
Mona, tu es resplendissante. Je pense que c'est du à ta coupe de cheveux et a très nette perte de poids :)
Très sympa encore ce récit.
Vos photos sont toujours aussi extra !
Pour les barbecues, ici aussi on en trouve :D.
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